Le whisky n'a jamais eu peur du soleil
- gelleleiw
- 25 juil.
- 2 min de lecture
Levez la main si vous passez la moitié de l'année à maudire la pluie luxembourgeoise pour ensuite, dès les premiers 28 degrés, maudire tout autant la chaleur. Chez Gëllene Léiw, on connaît bien ce paradoxe, et on va vous faire une confidence : on adore l'été, mais on n'a jamais eu envie de ranger le whisky au placard entre juin et août.

C'est pourtant l'idée reçue la plus tenace du monde des spiritueux. Dès que le thermomètre grimpe, tout le monde se rue sur le gin tonic bien frappé ou le rhum arrangé, et le whisky se retrouve relégué au rang de boisson d'hiver, celle qu'on sirote près d'un feu de cheminée en pull en laine. On a tous entendu cette phrase, prononcée avec une assurance déconcertante par un ami ou un serveur bien intentionné, que le whisky ne se boit pas quand il fait chaud. C'est un mythe, et un mythe qui mérite d'être tordu une bonne fois pour toutes.
Le whisky est bien plus polyvalent qu'on ne le laisse croire. Ce qui séduit dans le gin ou le rhum l'été, c'est la fraîcheur, la légèreté, la facilité à le servir sur glace avec un trait de citron ou une branche de menthe. Rien n'empêche de faire exactement la même chose avec un single malt. Une belle dose de glace, un zeste d'agrume, et un whisky aux notes fruitées se transforme en boisson estivale tout à fait légitime, sans perdre une once de son caractère. Gëllene Léiw se prête très bien à cet exercice, et on ne s'en prive pas dans nos propres jardins luxembourgeois quand le soleil pointe enfin le bout de son nez.
Il y a aussi la question de la table. On reste convaincus que peu de spiritueux accompagnent aussi bien un repas que le whisky, et l'été est justement la saison des repas pris dehors, entre grillades, salades généreuses et desserts plus légers que les crumbles d'hiver. La règle simple qu'on applique chez nous, c'est de marier les saveurs plutôt que de chercher la subtilité à tout prix. Une pêche grillée, une glace à la vanille, un morceau de chocolat noir, il suffit souvent de retrouver dans l'assiette une note déjà présente dans le verre pour que l'accord fonctionne presque à coup sûr.
Le Luxembourg n'a pas la tradition du whisky que peuvent revendiquer l'Écosse ou l'Irlande, et c'est justement ce qui rend l'aventure de Gëllene Léiw intéressante à nos yeux. On construit quelque chose de nouveau, sans le poids d'habitudes séculaires à respecter, ce qui nous laisse une liberté assez rare pour penser un whisky qui se boit aussi bien en terrasse qu'au coin du feu. L'été n'est pas une parenthèse à traverser en attendant l'automne, c'est une saison à part entière pour redécouvrir ce qu'on a dans son bar.
Alors la prochaine fois qu'on vous tend un gin tonic en vous disant que c'est la seule option raisonnable par cette chaleur, souvenez-vous qu'un verre de Gëllene Léiw, bien frais, accompagné d'un bon repas entre amis, n'a jamais fait de mal à personne.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
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